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DSK s'exprime et repousse les appels du pied de François Bayrou

09/03/2007 - 11h31

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn repousse les
appels à une union nationale lancés par François Bayrou et
invite le candidat de l'UDF à se prononcer contre Nicolas Sarkozy, dans un entretien au quotidien Le Monde daté de samedi.


Dominique Strauss-Kahn exclut d’être le Premier ministre de Bayrou et de "faire l’affaire des extrêmes"

"Cette question ne se posera pas, je suis un homme de gauche et l'union nationale telle que la propose François Bayrou ferait avant tout l'affaire des extrêmes", déclare DSK.

"La France a besoin d'une majorité de gauche".

Dominique Strauss-Kahn épingle "le flou du projet" de François Bayrou, mais il reconnaît à cet "homme de droite" d’avoir "donné des signes de rupture par rapport à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy". A plusieurs reprises, François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, a indiqué qu’il pourrait choisir un Premier ministre de gauche s’il accédait à l’Elysée, exprimant notamment son estime pour DSK.

Pour autant, selon DSK, "ces signes de rupture" n’en font pas "une solution pour la France". "En mettant sur le même plan le PS et l’UMP, il est injuste sur le passé et inopérant pour l’avenir". En outre, "il ne peut, ni ne veut rassembler l’ensemble de la gauche, or c’est nécessaire pour battre Nicolas Sarkozy".

Selon Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal est la mieux placée pour rassembler les Français "parce qu'elle n'est pas centriste mais occupe une position centrale" et "François Bayrou devra finir par se déterminer".

Il a "encouragé" le président de l’UDF à aller "jusqu’au bout de sa logique" et à "se prononcer contre l’alliance avec Nicolas Sarkozy au second tour". "Cela fera une belle majorité pour battre Sarkozy et pour changer la France".